Le comble...

11.11.11

Soldats
En ligne bien rangés pour une parade réglée
Et puis seuls ou groupés, vous vous ferez tuer
Pour sauver tant de gens, tant d'innocentes âmes,
Vous donnerez vos sangs et les pleurs de vos femmes.

Sacré Cortez
Il nous l'avait bien caché son blog du dessin du jour le Cortez ! Enfin, l'essentiel c'est de l'avoir trouvé, même tard. Alors allez un peu de publicité pour l'illustrateur basque préféré du Papillon.

Etreintes
Peinture et poésie
se font comme on fait l'amour
un échange de sang,
une étreinte totale,
sans aucune prudence,
sans nulle protection.

Juan Miró

Le destin est parfois curieux…
Si durant des années, je n’ai trouvé trace d’aucune des toiles du Dragon, aujourd’hui, ces toiles me rattrapent. Tout a commencé avec la Terre exposée à la fondation Cénac en juillet dernier, puis mon ciel de lit a trouvé son mur d’attache. Ce jour, on me propose de revoir deux autres toiles. Le contact est charmant, s’offre de m’adresser des photographies et même, s’il ne souhaite pas se séparer des tableaux qui lui appartiennent (ce que je conçois mais qui me chagrine, il va
sans dire), m’invite à les découvrir.

J’en souris. Le destin est curieux, disais-je.

Il semble qu’une communauté d’amateurs de l’œuvre du Dragon existe. Des gens posés, bien, comme on dit. Le Dragon aurait donc un fan club officieux ? Diable, un comble ! L’homme savait-il que l’artiste était tant apprécié ? Sans doute, mais il semble qu’il l’ait oublié pour n’en retenir que le mauvais côté des choses. C’est du moins ce que j’ai ressenti en l’approchant. Peut-être avait-il tout simplement peur ? Terriblement peur. C’est aussi ce qui m’est apparu, à tort ou à raison (mais j’ai toujours raison !), lorsque je l’écoutais.

Bref, il y a des fans du Dragon et je suis heureuse de les approcher. Plus encore d’approcher Ses toiles. Comment ça j’ai l’amitié intéressée ? !!!

XXIIe Salon international de peinture de Clairac (Lot-et-Garonne)

Du 30 octobre au 13 novembre 2011, se tient dans la salle polyvalente du petit village de Clairac, le vingt-deuxième salon de peinture.
J'étais à l'ouverture et le soleil radieux de cette fin octobre rendait l'exposition encore plus chaleureuse, si cela est possible !
Une exposition qui fait cette année la part belle aux artistes girondins et normands, comme en témoignent d'ailleurs les prix attribués.
Mon sentiment : L'invitée d'honneur, Nadiejda Mouly, ne m'a pas convaincue. Les personnages peints n'ont jamais été ma tasse de thé, même le clown triste n'a pas retenu longtemps mon attention. Restent les fleurs. Couleurs ternes à mon goût et surtout cette facheuse tendance de l'artiste à couper les têtes (ses personnages ayant aussi bien souvent un bout de tête en moins), ce qui tasse l'objet et me laisse sur ma faim.

Parmi les autres artistes, de belles découvertes ou retrouvailles.

Les retrouvailles :

* Les plantureux et amusants landais d'Alain Willette étaient au rendez-vous. La précision du trait de Willette me rappelle celle d'un autre de mes peintres "humoristes" préférés, le basque Cortez.

* Les magnifiques animaux d'Anke Classen que j'apprécie toujours autant.

Les découvertes :

Mon trio gagnant ...

* avec les superbes toiles de Nicole Benello en tête de course : Déjà primée en 2002 au sein du salon de Clairac, Nicole Benello offre au regard des peintures abstraites pleines de couleur(s) et de vie. Sans titre, ces toiles laissent à chacun le bonheur jouissif de l'imagination. J'adore !

Quelques reproductions virtuelles (Fichtre, que ces reproductions virtuelles sont moches, comme toutes celles des autres artistes d'ailleurs ! Ce n'est pas le monde du net qui peut donner envie de découvrir un peintre, moaj'dis ! soupir de résignation...) Bref, on fait avec ce qu'on trouve, faut bien illustrer, hein !

N.B. Exposition des oeuvres de Nicole Benello du 4 au 10 novembre 2011, salle Paul Broca à Sainte Foy la Grande (en Gironde).

Tiens, v'là que je fais de la pub maintenant ! Quand on aime !

* En seconde position, arrivent les toiles de Chantal Hayette. Lumineuses à souhait, magnifiques !

Et là encore, les reproductions virtuelles ne vous diront rien, absolument rien, du plaisir que procurent les couleurs de Mme Hayette. Bien évidemment, mes préférences vont à l'abstrait, qui pourrait en douter ?

Si vous en avez l'occasion, allez donc sans hésiter rencontrer ses mélanges de couleurs, ses "balades oniriques".

Un aperçu pour dire...


Balade onirique II


Balade onirique III


Course contre la mort

* enfin, en troisième position de mon trio de découvertes, les très jolies toiles de Geneviève Coisset-Vayssière, dont l'une ("Explosion") vient d'ailleurs de remporter le 3ème prix du salon.

Ma préférence allant aux "Carrelets de Barsac" et autres marines. Quelles sont belles ces vieilles barques !

Pour un aperçu plus exhaustif de l'oeuvre de Geneviève Coisset-Vayssière :

Bien voilà pour la leçon de dessin du jour !

Mon ciel de lit est magnifique et je l'aime chaque jour.

Je pourrais en écrire dix pages mais cela ne dirait rien de plus.

Le ciel de lit nouveau est arrivé !


Lamballe

Après vingt deux ans d'espoir,
dix ans de recherches acharnées,
trois jours de route,
1466 km,
un PV et au moins un point perdu de mon permis de conduire (foutus radars de Bretagne invisibles la nuit),
il était temps.

J'ai accroché hier ma première toile du Dragon en ciel de lit.

Après avoir pris mille précautions pour la transporter dans son écrin de skaï spécialement taillé à ses dimensions, retirer les agrafes qui martyrisaient le châssis et le cadre et menaçaient sérieusement la toile pour avoir été brutalisées lors du retrait du film plastique de protection, dépoussiérer l'ensemble, restaurer les éclats du cadre, suspendu la Bête au mur, mis à niveau le chef d'oeuvre, envisager les mesures à prendre pour l'éclairage,

Je me suis finalement endormie sous ma première toile du Dragon.

Il fallait bien tout ça. Fichtre,on est fan ou on ne l'est pas !

Est-ce un début ou un fin ? Qui sait ?

Quelque chose de plus apaisé. Assurément.

Quelque chose d'heureux. Evidemment.

Une certitude ? A mon sens, même deux.

Une passion ?

Existe-t-il encore quelqu'un, qui connaissant l'histoire du Dragon et du Papillon, pourrait en
douter ?

Un regret ? Celui de ne sans doute jamais connaître le titre et l'histoire de cette toile que Mme P. m'a cédée sans elle-même les connaître et que le Dragon ne me dira jamais...

Pouvait-il pourtant avoir fan plus attentionnée pour son oeuvre, gardienne plus attentive du souvenir de ses toiles ? Encore aurait-il fallu qu'il me voit sortir de Lamballe avec ma toile sous le bras ou me pencher sur son travail d'antan pour le bichonner... Peut être alors aurait-il compris.


Lamballe


Lamballe - La collégiale


Lamballe - La collégiale

Vive les bleus !

Et bonne chance à nos rugbymens contre les gallois.

J'ai encore crié devant mon poste de télévision ce matin. Même pas honte !

Rendez-vous samedi prochain à 10 heures.


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