Si le papillon s'est brûlé à la lumière, la lumière a connu les ailes du papillon et les a aimées.

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La photo du mois

Steve Hoskins


Si ce cliché vous fait craquer, une petite visite du site de Steve Hoskins s'impose !

La réserve d'Arjuzanx
Hiver 2011-2012 - Département des Landes -
Réserve naturelle d'Arjuzanx - Observatoire de Bedade - 17 heures 30 -

D'abord un bruit immense mais cependant et curieusement peu assourdissant, des cris d'oiseaux à n'en pas douter. Les yeux se lèvent immanquablement vers le ciel qui s'assombrit.

Puis elles apparaissent...Et l'émerveillement du promeneur commence alors...

Elles, ce sont les 20.000 grues cendrées venues passées les mois d'hiver sous le climat plus clément des Landes de Gascogne qui rentrent des sites de gagnage où elles se sont restaurées la journée durant. Elles se dirigent au soleil couchant vers les marais dortoirs qu'elles investissent chaque soir d'hiver de chaque année.

Le spectacle est éblouissant, le nombre des oiseaux hallucinant, les escadrilles d'oiseaux d'un mètre vingt de haut et deux mètres environ d'envergure forcent le respect.

Que la nature est belle pour qui veut bien la regarder !

Le spectable dure une bonne demie heure, un moment de pur bonheur.

Quelques petits clichés en clair-obscur pour illustrer mon propos bien que la taille du site ne se prête pas à ces photos.


V


Triplettes !


La Patrouille de France


Dans du coton


Retardataires


Toujours plus haut


Tête à queue, en attendant les grues...


J'ai la guitare qui me démange...

Il n'y a rien de tel qu'une journée dans la nature pour redonner un brin de lucidité. Je m'aperçois en relisant mes derniers billets que je continue d'évoquer deux amis qui n'en étaient pas. Comment savoir que des amis n'en sont ou n'en étaient pas, me direz-vous ? Rien de plus simple. Taisez-vous. Quelques heures, quelques jours et observez.
Un ami vous cherchera,
Un vrai ami vous cherchera et vous trouvera,
Un ami intime, vous cherchera, vous trouvera et vous aimera. Avec tendresse et Respect.
Un ami, vous le trouverez,
Un vrai ami, vous le chercherez,
Un ami intime est un voeu. Un voeu pieux. Il n'y a que la religion qui puisse faire croire que ce genre d'ami véritable et "durable" existe.
Mais la religion n'est pas une science exacte...Tout le monde le sait !
Bref, il reste le souvenir d'avoir essayé. Qui sommes nous pour ceux que nous considérons comme nos amis intimes ? Il n'y a que le silence qui permettent de le savoir. Il y a ceux qui cherchent, ceux qui trouvent, et ceux qui fuient...
Approchons les premiers, cotoyons les seconds, et surtout fuyons les derniers car toujours ils nous décevrons...
Il n'y a pas d'amertume dans mon propos, juste de la lucidité brute pour ne pas dire brutale. Etre réaliste, lucide, c'est forcément être brutal un jour ou l'autre avec soi-même. Cette brutalité ne serait-elle pas salvatrice d'ailleurs ? La question reste posée et je ne tenterai pas d'y répondre ce soir.

Le nouvel an chinois

Le lundi 23 janvier 2012 célèbre le nouvel an chinois. C’est aussi le premier jour de l’année du Dragon…et étrange coïncidence, la date anniversaire du Papillon ! Fichtre, il convient donc de fêter ces évènements comme il se doit !

Avec joie et bonne humeur !

Voyons d’abord les prédictions (pour de rire bien évidemment) :

Tout devrait, selon les éminents spécialistes en la matière (tu parles !) se dérouler de la façon la plus inattendue, la plus spectaculaire, donnant aux braves gens l’impression d’un immense mirage. L’année serait également celle des réussites les plus folles, des victoires éclatantes, celle où il conviendrait donc de saisir sa chance en visant juste et en fonçant. Mais, il nous faudra tout de même faire attention car cette année tout pourra être glorieux certes mais éphémère et illusoire. Sur un plan plus terre à terre, attention au Dragon qui comme chacun le sait crache le feu. Soyez prudent, les risques d’incendie sont importants. Je le confirme le Dragon met le feu et il n’est pas évident d’éteindre l’incendie !

Les prédictions, c’est réglé !

Les célébrités : une petite série de Dragons, point du tout exhaustive !

DRAGON de Bois (comme le Dragon d’ici)
BERNHARDT Sarah 23.10.1844 (de bois pour Mlle BERNHARDT, un comble…)
DALI Salvadore 11.05.1904 (Dieu que Neptune est beau)
DIOR Christian 21.01.1905
FRANCE Anatole 16.04.1844
GABIN Jean 17.05.1904
NIETZSCHE Friedrich Wilhem 15.10.1844
OBISPO Pascal 08.01.1965 (si j’existe, si j’existe, c’est d’être fan, c’être fan… Private Joke !)
PEREZ Vincent 10.06.1964 (Fanfan, film culte)
VERLAINE Paul 30.03.1844 (coïncidence ?)

DRAGON de Feu
FREUD Sigmund 06.05.1856
MITTERAND François 26.10.1916

DRAGON de Terre
CHANCEL Jacques 02.07.1928
CHAZOT Jacques 25.09.1928
CORDY Annie 16.06.1928 (Je faisais un tabac en reprenant la bonne du curé lorsque j’étais enfant !)
DARWIN Charles 12.02.1809 (le Papillon, les animaux, etc…)
GAINSBOURG Serge 02.04.1928 (pour les reprises artisanales mais hallucinantes de mon ami Philippe, aujourd’hui muet, qui me bouleversent toujours)
GUEVARA Che 14.06.1928
KING Martin Luther 15.01.1929
LE PEN Jean Marie 20.06.1928 (ah oui ? Ah non)
LINCOLN Abraham 12.02.1809
LOLLOBRIGIDA Gina 04.07.1928
MERCADIER Marthe 23.10.1928 (il y a un âge où il faut se calmer Madame…)
MOREAU Jeanne 23.01.1928 (le papillon ? mais non vous n’êtes pas sur le blog de Jeanne ! Un papillon ? Surement)
NERVAL Gérard de 22.05.1808
RENAUD Line 02.07.1928 (cliquez sur le lien du sidaction à gauche et sortez couverts, merci)
SERRAULT Michel 24.01.1928

DRAGON de Métal
APOLLINAIRE Guillaume 26.08.1880
DOMINGO Placido 21.01.1941
ENGELS Friedrich 28.09.1820
LEE Bruce 27.11.1940
LEOTARD Philippe 28.08.1940 (Je me souviens de son portrait de l’artiste au nez rouge et
j’aimais bien ses poèmes - Je vous dis : Adieu, comme on dit : Salut ! Comme on dit : ça
va !...parce que ça n'a pas d'importance...)



DRAGON d'Eau
BALAVOINE Daniel 05.02.1952 (tous les cris des S.O.S. partent dans les airs…On ne peut tomber plus juste)
CLAVIER Christian 06.05.1952 (okééééééé ! Je sais elle est facile, mais pas pu m’en empêcher)
SWAYZE Patrick 18.08.1952 (Dirty dancing, rahhhhhhhh !)

Les Papillons (Gérard de Nerval)

De toutes les belles choses
Qui nous manquent en hiver,
Qu'aimez-vous mieux ? - Moi, les roses;
- Moi, l'aspect d'un beau pré vert;
- Moi, la moisson blondissante,
Chevelure des sillons:
- Moi, le rossignol qui chante;
- Et moi, les beaux papillons !
.
Le papillon, fleur sans tige,
Qui voltige,
Que l'on cueille en un réseau;
Dans la nature infinie,
Harmonie
Entre la plante et l'oiseau !...
.
Quand revient l'été superbe,
Je m'en vais au bois tout seul :
Je m'étends dans la grande herbe,
Perdu dans ce vert linceul.
Sur ma tête renversée,
Là, chacun d'eux à son tour,
Passe comme une pensée
De poésie ou d'amour !
.
Voici le papillon faune,
Noir et jaune;
Voici le mars azuré,
Agitant des étincelles
Sur ses ailes
D'un velours riche et moiré.
.
Voici le vulcain rapide,
Qui vole comme un oiseau :
Son aile noire et splendide
Porte un grand ruban ponceau.
Dieux ! le soufré, dans l'espace,
Comme un éclair a relui...
Mais le joyeux nacré passe,
Et je ne vois plus que lui !
.
II
.
Comme un éventail de soie,
II déploie
Son manteau semé d'argent;
Et sa robe bigarrée
Est dorée
D'un or verdâtre et changeant.
.
Voici le machaon-zèbre,
De fauve et de noir rayé;
Le deuil, en habit funèbre,
Et le miroir bleu strié;
Voici l'argus, feuille-morte,
Le morio, le grand-bleu,
Et le paon-de jour qui porte
Sur chaque aile un œil de feu
.
Mais le soir brunit nos plaines;
Les phalènes
Prennent leur essor bruyant,
Et les sphinx aux couleurs sombres,
Dans les ombres
Voltigent en tournoyant.
.
C'est le grand-paon à l'œil rose
Dessiné sur un fond gris,
Qui ne vole qu'à nuit close,
Comme les chauves-souris;
Le bombice du troëne,
Rayé de jaune et de vert,
Et le papillon du chêne
Qui ne meurt pas en hiver !...
.
Voici le sphinx à la tête
De squelette,
Peinte en blanc sur un fond noir,
Que le villageois redoute,
Sur sa route,
De voir voltiger le soir.
.
Je hais aussi les phalènes,
Sombres hôtes de la nuit,
Qui voltigent dans nos plaines
De sept heures à minuit;
Mais vous, papillons que j'aime,
Légers papillons de jour,
Tout en vous est un emblème
De poésie et d'amour !
.
III
.
Malheur, papillons que j'aime,
Doux emblème,
A vous pour votre beauté !...
Un doigt, de votre corsage,
Au passage,
Froisse, hélas ! le velouté !...
.
Une toute jeune fille
Au cœur tendre, au doux souris,
Perçant vos cœurs d'une aiguille,
Vous contemple, l'air surpris :
Et vos pattes sont coupées
Par l'ongle blanc qui les mord,
Et vos antennes crispées
Dans les douleurs de la mort !...

Son bras droit, dans un geste aimable de douceur (Paul Verlaine)

Son bras droit, dans un geste aimable de douceur,
Repose autour du cou de la petite soeur,
Et son bras gauche suit le rythme de la jupe.
A coup sûr une idée agréable l'occupe,
Car ses yeux si francs, car sa bouche qui sourit,
Témoignent d'une joie intime avec esprit.
Oh ! sa pensée exquise et fine, quelle est-elle ?
Toute mignonne, tout aimable, et toute belle,
Pour ce portrait, son goût infaillible a choisi
La pose la plus simple et la meilleure aussi :
Debout, le regard droit, en cheveux ; et sa robe
Est longue juste assez pour qu'elle ne dérobe
Qu'à moitié sous ses plis jaloux le bout charmant
D'un pied malicieux imperceptiblement.

Le clin d'oeil du papillon... pour Jean-Pierre Michael.

Une bouille d’ange avec un petit quelque chose de Sacha Distel dans le regard et le sourire, voici un comédien charmant à apprécier sans modération. Il est la voix française de Brad Pitt et autres artistes étrangers. Peu m’importe. C’est sans doublage, en français et en pied qu’il est à découvrir ou aimer. Un jeu juste, sensible, du bon, du beau, du grand. Bref, un excellent comédien trop peu vu à mon goût. C’est toujours trop peu lorsqu’on aime ! Alors un petit article ici et quelques photos pour saluer l’artiste d’un clin d’œil de papillon et vous mettre l’eau à la bouche.

Pour la biographie, théatrographie (comment ça, le mot n’existe pas ?), filmographie, et cie, merci de vous reporter à ses site, blog et forum officiels, dont il semble s’occuper ma foi plutôt bien (ce qui est loin d’être le cas pour beaucoup d’autres artistes…).

Juste pour rire un peu...

Commencer une vie à deux avec un homme, c'est un peu comme acheter un bibelot
que vous avez admiré longtemps dans une vitrine : vous êtes énervée comme une
puce lorsque vous le ramenez à la maison, mais rapidement, vous vous rendez
compte qu'il ne va pas avec le reste des meubles.
Jean Kerr

La bigamie, c'est avoir un mari en trop. La monogamie, c'est pareil.
Erica Jong

Le seul moment où une femme réussit à changer un homme, c’est quand il est bébé.
Nathalie Wood

Sur le plus beau qu’il fit
Un homme prit un jour pinceaux, couleurs et peint.
Avec force et violence, il peint soirs et matins
L’éclat de l’océan, la beauté de la terre,
Les tumultes du vent, la force du tonnerre,
Il peint en s’oubliant, comme joue un enfant,
En donnant sans compter tout ce qu’il a dedans
En posant sur ses toiles sa sueur et son sang
Son vécu de jeune homme et sa fougue d’amant
Il peint comme on se jette dans une histoire d’amour
Empli de l’énergie des tous premiers émois
Avec exaltation il peint jour après jour
Bien plus qu’un autre peintre eut fait en plus de mois
Il usa ses pinceaux, laqua tant de couleurs
Qu’à la fin il tua son génie créateur.
Puis durant des années il tenta ardemment
D’oublier ce passé qui lui fut si brillant
N’en laissant cependant qu’un petit bout paraître
Aux amis, aux amants, qui l’avaient vu renaître
Au sein d’autres passions et sous de nouveaux cieux
Qu’il voulait moins blessants et plus encore radieux.
Un jour pourtant survint comme une fatalité
Un mauvais coup du sort, un clin d’œil du destin
Au hasard d’un chemin un témoin du passé
Amoureux de ces laques, vrai fou de ces dessins
La surprise fut grande, la fièvre presqu’ amoureuse
De découvrir ainsi une trace si joyeuse
De ces regards d’antan qui tant aimaient ses toiles
Qui en les évoquant brillaient encore d’étoiles.
Pourtant malgré l’amour et la sollicitude
De ces prunelles d’avant pleines de gratitude
Pour les bonheurs qu’alors il leur avait donnés
Du fond de ses couleurs flamboyantes et dorées
Un soir dans le silence il se mit à maudire
Soudain et de nouveau tout son ancien empire
Et faisant fi d’une trêve qu’il venait de signer
Avec ce qu’il pensait son assassin passé
Il reconstruit si vite les murs de sa prison
Sans le moindre signal, sans une explication
Qu’il en laissa brisés les amis du passé
Assommés par le coup si violemment frappé
Au-delà des couleurs, au-delà des passions
De cette longue histoire, il reste une question :
Comment un homme peut-il si rudement cracher
Sur le plus beau qu’il fit dans son lointain passé ?

Meilleurs voeux aux fidèles du Dragon et du Papillon !

Que cette nouvelle année apporte à chacun bonheur, santé et prospérité.

Et au diable la morosité !

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